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A la fin du XIVe siècle, le prix
croissant des épices lié aux taxes
qu'imposent les Ottomans et les Arabes, va pousser
les pays d'Occident à trouver d'autres voies
d'approvisionnement en épices. Le
défi sera de contourner l'infranchissable
barrage constitué par les puissances
islamiques pour aller directement chercher les
épices dans leurs pays d'origine. Ce sera
encore plus vrai à la fin du XVe
siècle, lorsque les Turcs envahiront le
Moyen-Orient et l'Egypte ; perturbant
singulièrement l'approvisionnement en
produits exotiques destinés à
l'Occident. C'est ainsi que va s'ouvrir
l'ère des grandes découvertes
maritimes.
Certaines nations vont sérieusement s'y
préparer, et en premier lieu le Portugal,
sous l'impulsion de l'Infant, fils du roi Jean, que
l'on surnommera, Henri le Navigateur. Tirant profit
des renseignements fournis par les navigateurs
génois, les marchands et les savants arabes
mais aussi des cartes géographiques
établies dès l'Antiquité, il
va pouvoir financer de multiples et fructueuses
explorations maritimes le long de la côte
occidentale de l'Afrique. La plus remarquable
étant celle conduite par Bartolomeo Diaz qui
parvient au Cap de Bonne-Espérance en 1487.
Ces expéditions successives conduiront
finalement, sous le règne de Don Manuel dit
le Fortuné, à la confirmation de
l'existence d'une route des Indes par le
contournement de l'Afrique. Ce prestigieux
périple réalisé par Vasco de
Gama marque le couronnement de la navigation
scientifique. Celui-ci parvient en 1498 à
Calicut, sur la côte orientale de l'Inde et
s'en retourne chargé des précieuses
épices
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